Après la visite de l'Hôtel situé dans le château, voir l'article "Le domaine de Chantemerle",
je vous propose aujourd'hui d'entrer dans la chapelle située sur le domaine.

"La chapelle, composante du domaine de Chantemerle, véritable merveille artistique est fort bien conservée. La magnificence de la construction laisse à penser que c'est le chagrin et le désir de commémorer son épouse qui ont inspiré le prince. En souvenir d'une duchesse trop tôt enlevée à l'affection de son époux. L'intérieur frappe le visiteur qui y pénètre pour la première fois et retient le regard même le plus profane." Source => Domaine de Chantemerle
Une belle clé d'origine nous permettra d'y pénétrer ;o)
Allez, on entre ??
Vues depuis l'entrée (clic photos pour voir + grand)
Nous montons dans cet espace boisé situé au dessus de la porte. On y verra aussi la rosace de plus près.
Détails du plafond
Rosace
Ce vestige de propriété, qui "biens nationaux en 1793" fut restitué à ses propriétaires en 1815, dépendait avant la révolution d'un considérable domaine appartenant au duc de Cossé-Brissac, alors colonel des cent suisses, inspecteur des armées de sa majesté. Le château qui fut détruit en ces temps troublés, se trouvait situé sur le bord de la Sèvre, au lieu dit "La Rambaudière".
Le duc de Cossé-Brissac, eut pour gendre le duc de Beauvilliers, dont la fille épousa M. de Talleyrand, duc de Périgord, vers 1830. De cette union naquit celle qui devait plus tard épouser M. de Choiseul. Union éphémère, qui ne dura que deux ans, ....
C'est pour en commémorer le souvenir que son époux, M. de Choiseul, eut l'idée de construire la chapelle que nous admirons aujourd'hui.
Cette petite chapelle, ....,dont la construction avait été confiée à M. Chenagar, architecte parisien très en renom à l'époque, fut commencée en 1861 et terminée en 1868. Elle mesure 20 mètres de long sur 6 mètres de large, et entourée d'une haute grille en fer forgé.
Extérieurement et à deux mètres du sol, une ceinture du plus pur granit noir, entoure l'édifice en signe de deuil. De chaque côté de la lourde porte d'entrée, une rampe de bronze ciselé est surmontée de six colonnettes sculptées de façon différente. Au dessu, on remarque également taillés dans la pierre, la crèche et le calvaire. L'intérieur frappe le visiteur qui y pénètre pour la première fois et retient le regard, même le plus profane. Aucune inhumation n'est faite dans la chapelle mais l'autel représente le tombeau de Mme de Choiseul à Paris. Trois magnifiques vitraux éclairent l'abside. Celui du centre, représentant l'ascension, est signé Didron, Paris, 1865. M. de Choiseul, lorsqu'il parla du projet, dit : "Je ne connais que celui-ci de capable".
Son choix fut heureux en effet, car contrairement à la plupart des vitraux qui ne présentent un relief que vu de loin, celui-ci reste net du plus près qu'on l'approche. Notons encore le chemin de croix en lave de Vésuve, d'une valeur inestimable, ainsi que le tabernacle et la clef de voûte, ornés de pierres précieuses ayant appartenu, dit-on, à la duchesse.
Rien n'a été épargné dans cette merveilleuse construction, depuis les peintures jusqu'aux boiseries en chêne clair, toutes ouvragées et sculptées. Les boiseries latérales comportent même des prises d'air pour qu'elles demeurent intactes au cours des siècles.
M. de Choiseul est mort en 1888, et c'est sa sœur, Marie-Victorine, comtesse d'Hinisdal, qui devint propriétaire des forêts de Chantemerle et de L'Absie, qu'elle partagea à ses deux enfants en 1895. Mlle d'Hinnisdal, mariée en 1884 au comte Elie d'Avaray, se vit échouer Chantemerle, qu'elle conserva jusqu'à sa mort en 1913. Depuis cette date, son fils unique, le comte Bernard d'Avaray, en fut le propriétaire et ensuite le comte des Moutiers. Puis ce fut Mme De Laage de Meux et aujourd'hui Mme Lelièvre." Source => Géocaching
Je vous propose de poursuivre notre visite dans le prochain article...